Malissia, de fil en aiguille

Publié le par Green Girls


Malissia récupère tout : des toile à matelas, des draps, des toiles de chanvre, des chemises de nuit brodées à la main... Elle recherche aussi des boutons : en nacre, en caséine, en cuir, en bois, en métal, en cuivre, en aluminium et en fer blanc. Puis elle découpe, déstructure, assemble les pièces de tissus pour en faire des tabliers, des coussins, des plaids, des nappes, des centres de table, des pochons, des sacs de voyage, des housses de couette, des têtes de lit, des rideaux...


Jeune diplômée en économie sociale, Malissia était à des années-lumière de devenir couturière. Son goût artistique affirmé et sa passion pour les vieilles dentelles l’ont amené à devenir créatrice. L’aventure commence dans la rue quand une femme qu’elle croise lui propose de lui acheter le seau à eau de pompier en toile, customisé en sac de ville, qu’elle avait au bras. Un vrai déclic. De fil en aiguille, Malissia s’est mise à fabriquer des cabas dans de la toile de matelas récupérée et commença à vendre sa production dans le Sud de la France.

Il y a 5 ans, elle décide de s’installer en Auvergne. Depuis son local artisanal, les objets qu’elle confectionne sortent tout droit de son imagination débridée à la condition qu’il soit unique. Elle ouvre même sa propre boutique, Les Lépréchaums (les initiales des ses trois enfants), en référence à ces petits lutins cordonniers irlandais, les lépréchauns. Pour Artilège, Malissia a créé une ligne de produits au charme désuet fabriqués à partir de tissus qui servaient à entoiler les ailes d’avions biplans du début du XXe siècle. Une façon originale de concilier l’héritage de nos ancêtres et la créativité.

Retrouvez les créations de Malissia sur www.artilege.com

Linda

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ISA 24/03/2009 21:48

Merci pour cette découverte !